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L’histoire

L’archéologie prouve que les premiers ponts remontent à l’époque romaine. Mais le nom vient plutôt d’un propriétaire d’une villa gallo romaine. En revanche, une tradition non vérifiée laisse croire que Dumnacus, chef des Andes, a été battu ici par les légions romaines lors d’une dernière révolte gauloise un an après Alésia.

histoire

Porte sud d’Angers, la ligne des ponts permet de traverser, d’île en île, une vallée large de 3 kilomètres et soumise aux caprices de la Loire. Sous de nombreuses arches des ponts sont installés au Moyen-Âge des moulins pendus qui assurent le ravitaillement d’Angers en pain et farine.

Jusqu’à la Révolution française, Les Ponts-de-Cé sont rattachés administrativement à la capitale de la province dont les comtes, puis ducs, et ensuite le pouvoir municipal contrôlent le passage du fleuve. Vers l’an mil, les paroisses Saint-Aubin (église construite en 1003 et agrandie fin XVe – début XVIe) et Saint-Maurille (église romane rasée en 1860 pour un nouvel édifice néo-gothique) relèvent de puissantes abbayes angevines. Sorges érigée en paroisse au XIIIe dépend de la cathérale Saint-Maurice d’Angers. Près de cette église Sainte-Maurice de Sorges (ch ?ur XVIe, nef XVIIIe) s’est implanté un prêche, puis un temple protestant au XVIIIe (destruction 1685).

L’intérêt stratégique du passage de Loire n’a pas échappé aux rois de France. Charles le Chauve y construit au milieu du IXe siècle un château en bois pour barrer la route aux vikings. Dès le XIIe siècle, un château fort en pierres défend l’unique passage sur la Loire entre Saumur et Nantes. La place forte est un enjeu stratégique pendant les guerres de Cent Ans (Du Guesclin la délivre), de Religion, de la Fronde et de Vendée. Le château ponts-de-céais est lié à la défense d’Angers et est sous l’autorité du gouverneur du château de cette ville au nom du roi. De nombreux souverains y feront une halte : Saint-Louis, Louis XI, Charles VIII, François 1er, Henri IV qui va rédiger à Angers l’édit qu’il signera à Nantes… C’est dans ce château que Commynes vient se mettre au service de Louis XI, en 1472, après avoir trahi son rival Charles le Téméraire et reçoit la ferme du sel des Ponts-de-Cé. L’édifice est alors l’actuel donjon reconstruit quelque temps auparavant sous le roi René d’Anjou qui y a fait de fréquents séjours.

En 1620 la défaite des troupes de Marie de Médicis contre celles de son fils Louis XIII reste inscrite dans l’histoire de France sous le nom de « Drôlerie des Ponts-de-Cé ». La brève bataille amène la réconciliation de la mère et du fils au château voisin de Brissac grâce notamment à l’entremise de Richelieu qui rentre en grâce auprès du roi et devient cardinal peu après.

Dans le château, que Victor Hugo voulut acheter en 1830, sont enfermés des Vendéens en 1793 ; deux milles sont fusillés dans une prairie peu distante en bordure de la Loire. Et on sait que des peaux humaines ont été tannées dans la ville sous la terreur.

En 1815, après Waterloo, une compagnie de Ulkans prussiens occupe la partie nord de la ville pendant 42 jours et en janvier 1871 un détachement de l’armée de Chanzy, défaite par les Prussiens, se replie sur la Loire et stationne quelques jours près du château et sur le port des noues.

Les Ponts-de-Cé, détruits à 65 % pendant la seconde guerre mondiale, notamment par les fréquents bombardements alliés, reçoivent en 1949 la croix de guerre avec étoile d’argent « pour l’héroïsme de ses habitants et le lourd tribut payé à la guerre ».

Dans cette commune, née à la Révolution de la fusion des paroisses Saint-Aubin, Saint-Maurille et Sorges, c’est l’arrivée du chemin de fer à Angers en 1849 qui annule le déclin de l’intense activité économique liée au fleuve. Depuis, l’horticulture et l’industrie ont pris le relais.

Les Ponts-de-Cé, devenus commune péri-urbaine d’Angers, alimentent depuis 1854 le chef lieu du département en eau potable puisée dans la Loire et traitée aujourd’hui dans une usine moderne.

La ligne des ponts reconstruits en 1949 a été doublée d’une seconde en 1977. Cette dernière contourne la cité et assure la liaison entre les autoroutes A11 et A85, confirmant, s’il en était besoin, que les Ponts-de-Cé sont toujours un incontournable lieu de passage de la Loire comme à l’origine de son histoire.

Photos historiques : Mr Davy Pierre

 

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