Finances locales : comment ça fonctionne ?
Le budget d’une ville se compose de deux parties : le fonctionnement pour les dépenses courantes (charges de personnel, entretien des équipements, fournitures, …) et l’investissement pour financer les projets (voirie, équipements, zones d’habitat, …).
Les recettes, elles, proviennent principalement des impôts locaux et des subventions publiques. Comme pour un ménage, mieux sont gérées les dépenses et plus les économies réalisées permettent d’investir sans emprunter.
Le budget 2009 de la ville
26,09 millions d’euros, c’est le budget 2009 voté par le conseil municipal le 26 janvier dernier, le premier de la nouvelle équipe municipale.
"Nous affichons cette année un budget réaliste par rapport à ce que nous pouvons faire, explique Céline Harou, adjointe à l’économie et aux finances. L’objectif est de répondre aux besoins et aux attentes des habitants des Ponts de Cé, dans une véritable politique de service public.« Un budget qualifié de »résolument raisonnable, voire de rigueur, sur fond de crise", par le maire Joël Bigot.
Les dépenses réelles de fonctionnement
Les dépenses de fonctionnement sont en augmentation de 2,9 % pour développer ou conforter certains services répondant aux besoins des Ponts de Cé. Une augmentation principalement liée aux charges de personnel, qui se traduira par la création de plusieurs postes : un animateur de contrat éducatif local pour la mise en place d’une véritable politique de la jeunesse et des sports, un agent du service des espaces verts, un agent du service de la voirie, un agent Proxim’Cé, et un second de cuisine pour le restaurant scolaire.

Les recettes réelles de fonctionnement
Côté recettes, malgré le désengagement de l’Etat auprès des Collectivités locales, le conseil municipal a décidé de ne pas augmenter la part communale de l’impôt, aussi bien pour la taxe d’habitation que pour l’impôt foncier bâti et non bâti.
| Taxe d’habitation | 13,93 % |
| Taxe foncière - Bâti | 24,50 % |
| Taxe foncière - Non bâti | 48,07 % |
Les subventions aux associations
Enfin, les subventions aux associations, d’un montant de 224 000 € demeurent identiques à celles de 2008, et l’enveloppe attribué au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) augmente de 12 % pour mettre en place de nouvelles actions, telle que, par exemple, le portage de livres à domicile pour les personnes âgées.
Les dépenses réelles d’investissement
Plus de 5,3 millions d’euros consacrés, en 2009, aux équipements. Parmi les réalisations programmées, l’aménagement de l’île du Château (311 373 euros), la création de la maison des associations (311 000 euros), le renouvellement du parc de véhicules (300 000 euros), l’aménagement des quais de Loire (216 415 euros), la réorganisation de l’accueil petite enfance (169 000 euros) ou encore la création de l’école de musique intercommunale (158 000 euros).

L’endettement par habitant
Les investissements sont financés en partie par l’emprunt. La dette par habitant augmente légèrement en 2009, en restant toutefois bien en dessous de celle affichée par la moyenne des villes de la même importance.

- Budget
Le budget du CCAS en hausse
Afin d’accroître la solidarité, le budget du centre communal attendra 608 000 euros en 2009, soit une hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. Cette augmentation de budget permettra de financer de nouvelles actions : aide alimentaire assortie d’un suivi d’insertion pour les personnes en difficulté, portage de livres à domicile pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. D’autres initiatives seront prises dans le courant de l’année.





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